Dans une déclaration poignante adressée au Président Mamadi Doumbouya, l’Union Citoyenne pour l’Émergence de la Guinée (UCEG), regroupant de jeunes leaders de la société civile, félicite le chef de l’État pour son élection tout en l’exhortant à prioriser la réconciliation nationale.
Ce cri de cœur, signé par le président Amadou Barry, met en lumière les défis persistants et propose des solutions concrètes pour unir un pays divisé.
Félicitations et reconnaissance des actes positifs
Les jeunes de l’UCEG, issus de divers horizons, ont salué le discours du Président Doumbouya diffusé à la télévision nationale le 4 décembre 2025. Ils applaudissent son appel à l’unité et sa victoire à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, vue comme une reconnaissance des gestes symboliques posés durant la transition de quatre ans.
Parmi ces actes marquants : l’adoption de la jeune Safiatou Diallo, orpheline après un incendie, et la nomination de trois femmes – Joséphine Guilao, Aicha Bah et Makalé Traoré, toutes anciennes ministres – pour faciliter un dialogue inclusif entre acteurs socio-politiques et le CNRD. « Ces actions sont un signe de sagesse et démontrent votre amour pour transformer notre pays et réconcilier les Guinéens », souligne la déclaration.
Des préoccupations sur les fragilités de la transition
Malgré ces avancées, l’UCEG exprime des inquiétudes sur des actes qui ont « fragilisé la voie vers la réconciliation ». Elle cite la disparition d’activistes de la société civile et du journaliste Habib Marouane, l’emprisonnement de leaders comme Aliou Bah du MoDeL, l’exil forcé de certains Guinéens, et un manque de dialogue avec les formations politiques.
La déclaration dénonce également une inégalité dans l’exercice des droits : « Les partisans de la mouvance continuent à manifester et à se livrer à des actes de propagande, tandis que ceux qui s’opposent à la gouvernance sont empêchés de manifester. » Les jeunes leaders appellent à « mettre fin à cette injustice et garantir l’égalité pour tous les Guinéens ».
Autre fléau pointé du doigt : la valorisation des blogueurs insultants sur les réseaux sociaux, qui accèdent aux hautes sphères pendant que de jeunes contributeurs au développement peinent à obtenir des réponses à leurs courriers. « L’heure est au travail et à la rigueur, commencez par mettre fin à ces pratiques », insistent-ils.
Des propositions concrètes pour la réconciliation
L’UCEG propose une série de mesures pour une « vraie réconciliation nationale », sans parti pris, motivée par l’amour du pays. Parmi les recommandations clés :
– Mettre fin aux mouvements de soutien susceptibles de diviser la population.
– Garantir l’égalité des droits pour tous.
– Lancer une politique de réconciliation prenant en compte les besoins de l’ensemble des Guinéens.
– Libérer les détenus politiques.
– Mettre en place un mécanisme pour retrouver les disparus (activistes, journalistes).
– Accorder la libération et la grâce aux anciens ministres déchus.
– Élaborer une stratégie contre les kidnappings.
– Faciliter le retour des exilés.
– Former un gouvernement inclusif avec leaders d’opposition et société civile, basé sur les compétences plutôt que sur des récompenses.
– Rassembler par des actes concrets, non des discours.
– Mettre fin à la médiocrité et à la propagande.
– Organiser une tournée de dialogue national pour promouvoir la réconciliation et le pardon.
– Adopter une loi sanctionnant racisme et actes communautaristes.
– Dissoudre les associations de victimes des régimes passés au profit d’une unification et d’une justice réparatrice, en priorisant le capital humain.
Appels aux acteurs politiques et à la société
La déclaration s’adresse aussi aux leaders politiques, comme ceux de l’UFDG, UFR et RPG, les invitant à accepter la main tendue du Président, à reconnaître son élection et à s’engager dans le dialogue, le compromis et le pardon. « Aucune œuvre humaine n’est parfaite ; pour être pardonné, il faut pardonner », rappellent-ils, en évoquant la mort comme rappel à l’humilité.
Aux soutiens du Président, l’UCEG demande d’aider à organiser un dialogue inclusif pour tourner la page des divisions. Les exemples du Rwanda (post-génocide 1994), de l’Afrique du Sud (fin de l’apartheid avec Nelson Mandela) et de l’Allemagne (post-Seconde Guerre mondiale) sont cités comme preuves que la réconciliation est possible avec volonté et compromis.
Les neuf candidats à la présidentielle sont salués pour leur fair-play, et les religieux invités à accompagner le processus.
Enfin, au peuple guinéen :
« Nous ne sommes pas des Peulhs, des Malinkés, des Soussous ou des Forestiers. Nous sommes des Guinéens unis, partageant les mêmes espoirs. »
Un engagement pour l’avenir
En conclusion, l’UCEG offre son soutien au Président pour faire de la Guinée un exemple de stabilité en Afrique. « Vous avez l’opportunité de réconcilier les Guinéens et de bâtir un avenir meilleur. Saisissez-la ! Vive l’UCEG, vive la paix, vive l’unité nationale, vive la réconciliation. »
Cette déclaration, un véritable plaidoyer pour la paix, intervient alors que la Guinée aspire à une stabilité durable après des années de transition. L’UCEG, présidée par Amadou Barry, se positionne comme un acteur clé de la société civile, prêt à collaborer pour l’émergence du pays.
La Rédaction – E-mail : [email protected]













