Ce titre capte l’attention avec l’aspect dramatique et politique, tout en restant fidèle aux informations : restrictions partielles sur les visas touristiques (B1/B2) pour les ressortissants du Sénégal et de la Côte d’Ivoire depuis le décret du 16 décembre 2025, impactant fortement les fans lambda (mais pas les équipes officielles), et suscitant colère et débats pendant l’AFCON en cours.
La Coupe du Monde 2026 risque d’être amputée d’une partie de sa ferveur africaine : les supporters du Sénégal et de la Côte d’Ivoire pourraient être largement exclus des stades américains en raison d’un décret signé par le président Donald Trump.
Washington a en effet imposé, depuis le 16 décembre 2025, des restrictions partielles d’entrée sur son territoire aux ressortissants de ces deux pays (et de plusieurs autres nations), en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Ces mesures suspendent ou rendent extrêmement difficiles l’obtention de visas temporaires de tourisme (B1/B2), essentiels pour les fans souhaitant assister aux matchs disputés aux États-Unis.
L’administration Trump justifie cette décision par des taux élevés de dépassement de séjour autorisé (« visa overstay ») : environ 4 % pour le Sénégal et 8 % pour la Côte d’Ivoire selon les données du Département de la Sécurité intérieure. L’objectif affiché est de « protéger la sécurité nationale » face à l’immigration illégale.
Exceptions importantes : les joueurs, staffs techniques, délégations officielles et leurs proches ne sont pas concernés et pourront entrer sans entrave. En revanche, les supporters ordinaires se heurtent à un parcours administratif très incertain, voire bloquant dans la pratique.
Cette mesure intervient à quelques mois du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026 (11 juin – 19 juillet), co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Le Sénégal (groupe avec la France et la Norvège) et la Côte d’Ivoire (groupe avec l’Allemagne) doivent disputer plusieurs matchs sur le sol américain :
– Sénégal : France (16 juin, New Jersey), Norvège (20 juin, New Jersey)
– Côte d’Ivoire : Équateur et Curaçao (Philadelphie)
Certains matchs se joueront au Canada (Toronto), où aucune restriction similaire n’existe, offrant une alternative limitée aux fans.
La décision suscite colère et incompréhension en Afrique, où de nombreux supporters dénoncent une mesure « disproportionnée » et contraire à l’esprit universel du football. Certains observateurs estiment qu’elle prive le Mondial d’une ambiance festive majeure, alors que les Lions de la Teranga et les Éléphants comptent parmi les équipes les plus populaires du continent.
La FIFA n’a pas encore réagi officiellement, mais la polémique s’ajoute aux débats déjà vifs sur les prix des billets et la logistique du tournoi élargi à 48 équipes.
La Rédaction – E-mail : [email protected]










