Les États-Unis organisent un sommet majeur sur les minerais critiques le 4 février 2026 à Washington, D.C. : la première Critical Minerals Ministerial, présidée par le secrétaire d’État Marco Rubio. Cet événement vise à renforcer les chaînes d’approvisionnement mondiales en ressources stratégiques (lithium, cobalt, terres rares, bauxite, cuivre, etc.), à diversifier les sources loin de la domination chinoise, et à sécuriser l’accès pour la sécurité nationale, la défense, la technologie et la transition énergétique.
Dans un contexte géopolitique tendu, marqué par les tensions avec Pékin et les ambitions américaines (y compris au Groenland ou en Afrique), les États-Unis invitent des partenaires clés du G7 et des pays émergents riches en ressources. L’objectif : bâtir des partenariats solides, attirer des investissements et conclure des accords bilatéraux ou multilatéraux.
Parmi les pays confirmés ou explicitement attendus :
– États-Unis (hôte, via Marco Rubio)
– Membres du G7 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni, États-Unis)
– Australie (partenaire historique en minerais, avec des accords existants)
– Inde (ministre des Affaires étrangères S. Jaishankar invité pour discuter chaînes d’approvisionnement)
– Corée du Sud (allié stratégique en Indo-Pacifique)
– Italie (représentée au niveau ministériel)
– Ukraine (ministre des Affaires étrangères Andrii Sybiha attendu)
– Argentine (proche de l’administration Trump, invitation confirmée pour ses ressources en lithium)
– Brésil (courtisé pour ses minéraux rares et terres rares)
– République démocratique du Congo (RDC) (président Félix Tshisekedi attendu, avec ministre des Mines et DG de la Gécamines, pour cobalt, cuivre et autres)
– Kenya (représentants seniors attendus)
– Guinée (premier producteur mondial de bauxite, leaders attendus pour positionner le pays comme partenaire prioritaire en Afrique)
D’autres nations alliées ou productrices (comme le Japon, le Kazakhstan via accords antérieurs, ou potentiellement des pays d’Amérique latine et d’Afrique) pourraient rejoindre, bien que la liste exhaustive n’ait pas été publiée officiellement par le Département d’État. L’événement se tiendra au Harry S. Truman Building, avec des sessions ouvertes à la presse et des opportunités de deals concrets.
Pour la Guinée, cette invitation représente une opportunité majeure : en tant que leader mondial en bauxite (essentielle pour l’aluminium utilisé dans les véhicules électriques, l’aéronautique et la défense), Conakry pourrait attirer des investissements américains massifs, diversifier ses partenaires au-delà de la Chine, et renforcer sa position stratégique dans la course mondiale aux minerais critiques.
Les experts soulignent que le succès dépendra des propositions concrètes des pays participants : projets vérifiés, environnements favorables aux investisseurs et engagements sur la transparence et la durabilité.
Ce sommet pourrait marquer un tournant dans la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement mondiales, avec l’Afrique et notamment la Guinée au cœur des enjeux.
Le département d’État américain s’intéresse aussi aux gisements miniers de la Guinée. Nick Checker, le chef du département Afrique, a assisté à l’investiture du président Mamadi Doumbouya le 17 janvier
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