À l’occasion de la Journée mondiale des anomalies congénitales ce mardi, l’OMS met en lumière les stratégies efficaces pour prévenir, détecter précocement et traiter ces affections, qui restent une cause majeure de mortalité néonatale.
En Guinée, un fardeau persistant malgré une baisse globale de la mortalité néonatale
Dans le pays, la mortalité néonatale (décès avant 28 jours) reste élevée, estimée autour de 30 à 31 décès pour 1 000 naissances vivantes ces dernières années (données OMS/UNICEF 2022-2023). Les anomalies congénitales contribuent à environ 7 % des décès néonataux (selon les estimations causes de mortalité néonatale UNICEF pour la Guinée, basées sur des données 2016 toujours référencées).
À titre de comparaison :
– Mondialement, ces troubles causent environ 240 000 décès néonataux par an sur environ 130-140 millions de naissances → soit environ 1,7 à 1,8 décès pour 1 000 naissances vivantes attribuables directement aux anomalies congénitales.
– En Guinée, avec un taux de mortalité néonatale global bien plus élevé (environ 30‰), et une part des anomalies congénitales autour de 7 %, cela représente une contribution relativement similaire en proportion, mais dans un contexte où les autres causes (prématurité, asphyxie, infections) dominent encore fortement.
L’OMS insiste sur l’importance d’une supplémentation en acide folique, du contrôle des infections pendant la grossesse, d’un dépistage prénatal renforcé et de soins spécialisés pour réduire ce fardeau, particulièrement dans les pays à ressources limitées comme la Guinée, où l’accès à ces interventions reste un défi majeur.
Mohamed Saliou CAMARA – E-mail : [email protected] – Tél : +224620711095










