L’ambassadeur d’Israël accrédité au Sénégal, en Guinée, en Gambie, au Cap-Vert et en Guinée-Bissau, Yuval Waks, accompagné du Colonel Olivier Rafowicz, porte-parole de l’armée israélienne (Tsahal), a tenu ce mardi une conférence de presse en visioconférence avec des journalistes ouest-africains, dont ceux de Bambouguinee.com.
Au cœur des échanges : la situation sécuritaire explosive entre Israël et le régime iranien, dans un contexte marqué par la récente mort de l’Ayatollah Ali Khamenei lors de frappes israélo-américaines et les spéculations sur la fin du régime des mollahs.
Yuval Waks a insisté sur le fait que, malgré les espoirs suscités par la chute apparente du « régime meurtrier de l’Ayatollah », l’avenir de l’Iran doit rester entre les mains de son peuple. « C’est au peuple iranien de décider de son destin », a-t-il déclaré, soulignant que le régime de Téhéran et ses proxies n’ont cessé, depuis le début du conflit, de lancer missiles et drones sur des cibles civiles et des infrastructures critiques en Israël et dans d’autres pays du Moyen-Orient.
L’ambassadeur a détaillé le bilan des attaques iraniennes : 14 morts et plus de 2 000 blessés, en ciblant délibérément des zones urbaines densément peuplées.

Le Colonel Olivier Rafowicz, pour sa part, a livré une analyse sans concession sur le programme nucléaire iranien. Il a affirmé qu’Israël ne peut tolérer que l’Iran acquière l’arme nucléaire en raison de « son profil agressif et menaçant ». Tout en réaffirmant la légitimité des préoccupations sécuritaires d’Israël dans le contexte actuel, il a rejeté toute idée d’une guerre religieuse.
« Israël ne considère pas ce conflit comme une guerre de religion », a-t-il martelé. Il a rappelé que 20 % de la population israélienne est musulmane et que « toutes les religions vivent en harmonie » au sein de l’État hébreu. À l’inverse, il accuse l’Iran de financer des groupes qu’il qualifie de terroristes et de manipuler sa population en conférant une dimension religieuse au conflit.
Sur le plan diplomatique, le porte-parole de Tsahal s’est montré confiant : « Après la guerre, Israël reprendra toutes ses coopérations avec ses partenaires, notamment la République de Guinée », a-t-il affirmé, laissant entrevoir une normalisation accrue des relations dans la sous-région ouest-africaine une fois la crise apaisée.
Ces déclarations interviennent alors que les tensions entre Tel-Aviv et Téhéran atteignent un pic historique, avec des frappes massives ayant visé le cœur du régime iranien. L’ambassadeur Yuval Waks avait récemment exposé les priorités sécuritaires d’Israël en Afrique de l’Ouest, soulignant l’importance de contrer l’influence iranienne dans la région.
Bambouguinee.com suit de près l’évolution de cette crise régionale aux répercussions mondiales.
Mohamed Saliou CAMARA – E-mail [email protected] – Tél : +224620711095








