La guerre des mots entre les États-Unis et l’Iran s’invite désormais sur le terrain du football. Alors que Donald Trump a suggéré à l’Iran de ne pas participer au Mondial-2026 « pour sa propre sécurité », la Fédération iranienne a riposté avec une déclaration cinglante.
« Ne venez pas » : le conseil musclé de Trump à l’Iran
Jeudi, le président américain a une nouvelle fois haussé le ton face à Téhéran. Dans une déclaration choc, Donald Trump a conseillé à l’Iran de renoncer à la prochaine Coupe du monde, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Motif invoqué : la sécurité de l’équipe iranienne, mise en danger selon lui par le contexte de guerre au Moyen-Orient. Une manière à peine voilée d’exclure la nation ennemie de la compétition planétaire.
La réponse cinglante de Team Melli : « Personne ne peut nous exclure »
Loin de se laisser intimider, l’équipe nationale iranienne a réagi officiellement sur Instagram. Et la réponse est à la hauteur de l’affront :
« La Coupe du monde est un événement historique et international dont l’instance dirigeante est la FIFA, et non un individu ou un pays. »
Un rappel cinglant que le ballon rond échappe aux calculs géopolitiques.
Le communiqué poursuit en mettant en avant le mérite sportif de Team Melli :
« Grâce à sa force et à une série de victoires décisives remportées par les courageux fils de l’Iran, l’équipe nationale iranienne a été parmi les premières à se qualifier pour ce tournoi majeur. »
La formule la plus cinglante ? La dernière phrase du message, qui inverse complètement la menace :
« Le seul pays qui pourrait être exclu est celui qui porte simplement le titre d »hôte’ mais qui n’a pas la capacité d’assurer la sécurité des équipes participant à cet événement mondial. »
Autrement dit : si quelqu’un doit être exclu, ce serait plutôt les États-Unis, incapables de garantir la sécurité des participants.
Vers un boycott iranien ?
Mercredi, le ministre iranien des Sports, Ahmad Donyamali, avait évoqué la possibilité d’un retrait de son pays de la compétition. Une déclaration qui semblait ouvrir la porte à des négociations ou à des pressions internes.
Désormais, avec cette réponse officielle, la position de Téhéran semble se durcir : l’Iran sera au rendez-vous sportif, quoi qu’en dise Washington.
Quand le football devient champ de bataille diplomatique
Cette passe d’armes illustre une nouvelle fois comment le sport, et particulièrement la Coupe du monde, devient un terrain d’affrontement symbolique entre nations rivales.
Entre les menaces de Trump, la fermeté de Téhéran et l’ombre de la FIFA, le Mondial-2026 s’annonce déjà comme l’un des plus politisés de l’histoire.
Reste à savoir si l’escalade verbale se poursuivra ou si les instances internationales parviendront à calmer le jeu avant le coup d’envoi.
La Rédaction










