Au Sénégal, la lutte contre le trafic de migrants se poursuit avec fermeté. Ce mardi 22 avril 2026, les autorités ont annoncé le défèrement de neuf individus soupçonnés d’être impliqués dans un réseau de migration clandestine, après l’interception en mer d’une embarcation transportant 132 migrants irréguliers, dont 14 Guinéens.
Selon les informations fournies par la Division Nationale Sénégalaise de Lutte contre le Trafic de Migrants et Pratiques Assimilées (DNLT), l’opération remonte au 16 avril 2026. Ce jour-là, la Marine nationale a intercepté une pirogue en route vers les îles Canaries, avec à son bord 70 Sénégalais, 48 Gambiens et 14 Guinéens.
Les investigations ont permis d’identifier neuf membres présumés de l’équipage parmi les passagers. Huit d’entre eux ont reconnu avoir participé à la navigation de l’embarcation, tout en affirmant n’avoir agi qu’en tant qu’assistants. Ils ont toutefois désigné un neuvième individu comme le principal organisateur, présenté comme recruteur et capitaine du voyage.
D’après leurs déclarations, chaque candidat à la migration aurait versé entre 200 000 et 300 000 FCFA, via des dépôts en espèces ou des transferts Mobile Money. Le suspect principal a nié les faits, mais les enquêteurs affirment avoir retracé plusieurs transactions liées à des comptes ouverts sous de fausses identités, certains étant néanmoins reliés à sa véritable identité.
Les éléments recueillis révèlent également des déplacements fréquents entre le Sénégal et l’Espagne, sans trace officielle de sortie du territoire, laissant supposer une activité régulière de convoyage maritime.
Face aux incohérences relevées dans ses déclarations, le principal mis en cause n’a pas réussi à convaincre les enquêteurs. À l’issue de leur garde à vue, les neuf suspects ont été présentés au Parquet.
Les autorités sénégalaises rappellent que la lutte contre la migration irrégulière demeure une priorité.
La Rédaction










