Nairobi, le 8 janvier 2026. Le retrait des États-Unis de la CCNUCC et du GIEC est un nouvel acte irresponsable et irréfléchi de Donald Trump.
Si les États-Unis conservent le droit de débattre et de définir leurs propres priorités politiques, leur retrait des accords internationaux sur le climat, alors que les conséquences de la crise climatique se font plus pressantes que jamais, compromet non seulement la solidarité mondiale, mais aussi l’efficacité des politiques publiques partout dans le monde, y compris à Washington.
Les prises de position politiques ne peuvent modifier les mécanismes physiques fondamentaux de l’accumulation des gaz à effet de serre, et aucune rhétorique ne saurait éteindre les incendies de forêt, contenir les inondations ou arrêter un ouragan.
Soyons clairs : ce retrait nuira également au peuple américain lui-même. Les États-Unis sont confrontés à des conséquences climatiques de plus en plus graves, allant des incendies et tempêtes catastrophiques aux perturbations agricoles et aux dommages causés aux infrastructures.
En abandonnant les cadres climatiques internationaux, l’Amérique s’isole des solutions mondiales et risque d’être laissée pour compte tandis que le reste du monde accélère sa transition vers une économie d’énergie propre qui définira la prospérité du XXIe siècle.
Ce moment, aussi regrettable soit-il, doit sonner l’alarme et nous inciter à renouveler notre unité et notre détermination. Le mouvement pour le climat dépasse le cadre d’une seule nation. Le reste du monde, ainsi que les villes, les États et les organisations aux États-Unis, doivent désormais redoubler d’efforts.
Les nations africaines et les pays du Sud continueront de lutter pour la justice climatique, exigeant que les pays les plus pollueurs assument leurs responsabilités historiques et construisant l’avenir énergétique propre que nos populations méritent. Nous irons de l’avant, avec ou sans le soutien des États-Unis, car nous savons que les Américains, comme tous les citoyens, méritent mieux qu’un gouvernement qui tourne le dos à la science et à leur sécurité future.
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