Ah, l’ironie du football ! Hier soir, lors de la finale de la Supercoupe d’Espagne à Jeddah, en Arabie Saoudite, le FC Barcelone n’a pas seulement soulevé le trophée après une victoire haletante 3-2 face au Real Madrid. Non, les Blaugranas sont repartis avec bien plus : ils ont indirectement empoché Xabi Alonso, l’entraîneur merengue, qui vient d’être « libéré » de ses fonctions par le club madrilène. Comme si perdre la coupe ne suffisait pas, le Real se retrouve orphelin de son coach star, tout ça à cause d’un Clásico qui a tourné au vinaigre.
Rappelons les faits : dimanche 11 janvier, Raphinha a brillé de mille feux avec un doublé, tandis que Lewandowski a enfoncé le clou pour sceller le sort des Madrilènes. Les buts de Vinicius et Carreras (oups, attendez, on est en 2026, disons plutôt les réponses madrilènes) n’ont pas suffi à inverser la tendance. Barça remporte son 16e titre de Supercoupe, le deuxième consécutif, et Madrid rentre bredouille. Mais le vrai coup de théâtre arrive aujourd’hui : le Real Madrid annonce que Xabi Alonso quitte le club « d’un commun accord » après seulement sept mois à la barre. Traduction footballistique : viré, mais avec une poignée de main polie et un chèque conséquent.
Et qui pour remplacer l’ancien maestro du milieu de terrain, celui qui avait fait des miracles à Leverkusen avant de rejoindre la Maison Blanche ? Álvaro Arbeloa, oui, vous avez bien lu. L’ancien latéral droit du Real, légende du club à sa manière (rappelez-vous ses duels épiques avec Messi), passe de l’équipe B, le Castilla, au banc du Santiago Bernabéu. Un choix interne, économique, et peut-être un brin désespéré après une série de résultats en dents de scie. Arbeloa, 42 ans, aura la lourde tâche de redresser un navire qui tangue depuis Noël, avec des pressions montantes sur Alonso après des défaites embarrassantes.
Ironie suprême : Xabi Alonso, ancien joueur du Real (et de Liverpool, et du Bayern, et de la Real Sociedad – un CV en or), était vu comme le successeur naturel de Carlo Ancelotti. Arrivé en juin 2025, il n’aura pas survécu à son premier hiver madrilène. Et pendant ce temps, le Barça, sous la houlette de son coach Ansi Flick savoure non seulement la coupe, mais aussi cette petite victoire morale. Comme l’a publié cet internaute sur Facebook : « Barça n’est pas seulement parti avec la coupe, il est parti avec Xabi Alonso ! » On ne saurait mieux dire.
Madrid perd un match, un trophée, et un coach – triple combo catalan.
Qu’attendre maintenant ? Arbeloa, connu pour son tempérament de feu et ses analyses pointues en tant que consultant, devra vite imposer sa patte. Le Real est deuxième en Liga, mais la pression est énorme avec un Barça qui plane au-dessus. Quant à Alonso, les rumeurs l’envoient déjà vers de nouveaux horizons – Liverpool ? Un retour en Allemagne ? Ou peut-être une pause bien méritée après ce passage éclair à Madrid. Une chose est sûre : dans le monde impitoyable du foot, une défaite en Supercoupe peut coûter bien plus qu’un simple titre.
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Mohamed Saliou CAMARA – E-mail : [email protected] – Tél : +224620711095











