Saisi dimanche, le commissariat a mené une enquête rapide. La suspecte a reconnu les faits, évoquant une « attirance affective » pour le nourrisson. Le dossier est désormais entre les mains de la justice.
Un drame familial a bouleversé la commune rurale de Maferinyah, dans la préfecture de Forécariah. Dimanche 1er février, le commissariat urbain a été saisi pour un enlèvement de bébé au quartier Maire Daouda. Grâce à une enquête rapide, les forces de l’ordre ont interpellé une suspecte de 18 ans, qui a reconnu les faits.
Les faits : un jumeau enlevé, une enquête éclair
L’alerte a été donnée dimanche dernier par des parents en détresse, après la disparition de l’un de leurs nourrissons jumeaux. Immédiatement, une enquête a été ouverte par les services de police sous l’autorité du Commissariat Urbain de Maferinyah.
Les investigations, décrites comme « efficaces et ciblées » par une source policière, ont conduit à l’interpellation rapide d’une jeune femme de 18 ans, résidant dans la même localité. Cette rapidité d’action a permis de mettre fin à l’angoisse des parents et de rendre l’enfant à sa famille, sain et sauf.
Les aveux et les motivations troubles
Lors de son audition, la suspecte a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Selon les éléments de l’enquête rapportés par la police, elle a expliqué avoir agi « sous l’effet d’une attirance affective envers le nourrisson ». Elle a également exprimé des regrets pour son acte.
Si ses déclarations pointent vers un mobile non prémédité lié à un désir maternel inassouvi ou à un trouble psychologique, la justice devra en déterminer la nature exacte. Le dossier a été transmis au tribunal de première instance de Forécariah pour poursuite judiciaire. La jeune femme encourt des poursuites pour enlèvement de mineur, un crime sévèrement réprimé par le code pénal guinéen.
Une réaction policière saluée par les victimes
Dans ce traumatisme, la réactivité des forces de l’ordre a été un réconfort pour la famille éprouvée. Les parents du bébé ont publiquement salué « la promptitude et la réactivité du service de Police de Maferinyah », ainsi que l’engagement général des forces de sécurité.
Ce cas rappelle l’importance de la vigilance collective et de l’efficacité des services de sécurité dans la protection des plus vulnérables. L’affaire sera désormais suivie de près par la justice, qui devra trancher entre la sévérité de la loi et l’évaluation de la responsabilité pénale d’une jeune majeure aux motivations psychologiques complexes.
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