Le monde de la musique africaine est en deuil. Boncana Issa Maïga, plus connu sous le nom de Boncana Maïga ou « Maestro », s’est éteint ce samedi 28 février 2026 aux premières heures du matin à la Clinique Pasteur de Bamako, à l’âge de 77 ans.
Selon des sources familiales concordantes relayées par plusieurs médias maliens et guinéens, le décès est survenu vers 5 heures du matin, des suites d’une longue maladie. Figure emblématique de la fusion entre musiques africaines et rythmes afro-cubains, Boncana Maïga laisse derrière lui un héritage artistique considérable qui a marqué plusieurs générations.
Né en 1949 à Gao, au nord du Mali, Boncana Maïga a débuté sa carrière dans les années 1960 comme saxophoniste et flûtiste au sein du Negro Band de Gao. Il s’exile ensuite à Cuba pendant neuf ans, où il étudie les arrangements latins et la musique mondiale. C’est là qu’il cofonde en 1968 le mythique groupe Las Maravillas de Mali (Les Merveilles du Mali), qui popularise l’afro-cubain en Afrique de l’Ouest.
De retour au Mali en 1974, il dirige l’orchestre National Badema (évolution des Maravillas). Il s’installe ensuite à Abidjan dans les années 1970-1980, où il devient arrangeur vedette pour de nombreux artistes et orchestre la télévision ivoirienne. Son nom reste surtout associé au projet Africando, dont il est l’un des initiateurs et arrangeurs phares dans les années 1990, contribuant à faire rayonner la salsa africaine à l’international.
Récompensé notamment par un Kora Award en 1997 dans la catégorie arrangeur, Boncana Maïga a collaboré avec des dizaines d’artistes majeurs du continent. Il était également l’époux de la chanteuse Guinéenne Aicha Kamaldine.
Son départ provoque une vague d’hommages sur les réseaux sociaux et dans la presse ouest-africaine. De nombreux artistes, producteurs et fans saluent « un maestro visionnaire qui a su marier avec génie les traditions mandingues aux saveurs cubaines ».
Les obsèques du musicien devraient se dérouler dans les prochains jours à Bamako, dans l’intimité familiale et artistique.
La rédaction présente ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à toute la communauté musicale malienne et africaine. Le Maestro s’en est allé, mais ses mélodies continuent de résonner.
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