La Commission de l’Union africaine a salué mercredi l’annonce d’un cessez-le-feu immédiat entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés respectifs, qualifiant cette avancée de « pas important » vers la désescalade. Le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, a également mis en garde contre les lourdes conséquences économiques déjà ressenties sur le continent africain.
Le président de la Commission de l’Union africaine (CUA), H.E. Mahmoud Ali Youssouf, a vivement accueilli l’annonce faite par le Premier ministre pakistanais d’un cessez-le-feu immédiat entre la République islamique d’Iran, les États-Unis d’Amérique et leurs alliés.
« Il s’agit d’une étape significative qui reflète un leadership louable et un engagement partagé en faveur de la désescalade », a déclaré le haut responsable africain.
Cette position s’inscrit dans la droite ligne des appels répétés de l’Union africaine en faveur de la retenue et du règlement pacifique des différends internationaux.
Mahmoud Ali Youssouf a particulièrement salué le rôle constructif joué par les médiateurs clés, notamment le Pakistan, le Sultanat d’Oman, la République de Türkiye et la République arabe d’Égypte, dont les efforts diplomatiques ont permis d’aboutir à cet accord.
Impact sur l’Afrique
Le président de la CUA n’a pas manqué de souligner les répercussions mondiales du conflit, particulièrement ressenties en Afrique. Les perturbations des approvisionnements en carburant ont entraîné une hausse de l’inflation et renchéri le coût des produits de première nécessité sur le continent.
« Ce cessez-le-feu offre une opportunité cruciale pour soulager les souffrances des populations touchées, tant directement qu’indirectement », a-t-il ajouté, insistant sur le fait que « un dialogue soutenu et une diplomatie inclusive seront essentiels pour consolider ces acquis ».
Soutien aux pourparlers d’Islamabad
Mahmoud Ali Youssouf a exprimé le plein soutien de l’Union africaine aux « Pourparlers d’Islamabad » et exhorté toutes les parties à maintenir la dynamique en vue d’une paix durable et globale.
Il a enfin réaffirmé que « la diplomatie et le dialogue, conformément à la Charte des Nations Unies, demeurent la seule voie viable pour résoudre les crises internationales ».
Cette réaction intervient alors que des négociations directes entre Téhéran et Washington sont prévues vendredi à Islamabad, sous l’égide du Pakistan.
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La Rédaction










