Dans un communiqué rendu public ce dimanche, l’Union Citoyenne pour l’Émergence de la Guinée (UCEG), dirigée par Amadou Barry, adresse un plaidoyer citoyen et constructif aux autorités en charge du processus électoral.
Alors que les élections législatives et communales ont été officiellement reportées du 24 au 31 mai 2026 par décret présidentiel, l’UCEG appelle à une ouverture exceptionnelle pour permettre à plusieurs candidats, qui n’ont pas pu finaliser le dépôt de leurs dossiers dans les délais impartis, de régulariser leur situation.
L’organisation insiste sur le caractère non contestataire de sa démarche : « Il ne s’agit ni d’une accusation d’exclusion, ni d’une contestation, mais d’un plaidoyer républicain et responsable », précise le texte.
Les difficultés invoquées
Selon l’UCEG, de nombreux postulants ont été confrontés à des contraintes réelles et vérifiables sur le terrain, notamment :
– La crise de liquidité qui a limité l’accès aux fonds nécessaires, malgré leur disponibilité en banque ;
– Les contraintes administratives liées à l’obtention rapide de documents officiels indispensables.
« Au regard du report du scrutin, il est légitime de formuler cette doléance républicaine », estime l’organisation. Elle propose que, après vérification rigoureuse de ces difficultés, les autorités compétentes envisagent une mesure exceptionnelle de régularisation.
Un objectif clair : renforcer la crédibilité du processus
L’UCEG justifie cette demande par trois objectifs principaux :
– Garantir une participation équitable de tous les acteurs ;
– Renforcer la confiance des citoyens dans le processus électoral ;
– Préserver la crédibilité démocratique de la Guinée.
« Nous réaffirmons notre attachement à un processus électoral apaisé, inclusif et respectueux des règles, dans l’intérêt supérieur de la Nation », conclut le communiqué signé par Amadou Barry, Président de l’UCEG.
Ce plaidoyer intervient quelques jours seulement après la publication du décret reportant d’une semaine les scrutins et réaménageant le calendrier des campagnes électorales. Il s’inscrit dans un contexte où la société civile guinéenne suit de près la préparation de ce double scrutin législatif et communal.
Les autorités n’ont pas encore réagi à cette doléance.
La Rédaction










