
Le Groupe des Religieux pour la Santé, le Développement et la Paix (GRSDP) a organisé à Conakry un atelier sur les mécanismes de sensibilisation à la planification familiale selon les religions. La rencontre a réuni des leaders musulmans et chrétiens, des cadres du Secrétariat général des Affaires religieuses, des représentants des médias et des leaders traditionalistes.

Présidente du GRSDP, Hadja Mariamma Sow a ouvert les travaux en soulignant la nécessité du dialogue.
« Nous ne sommes pas réunis ici pour opposer la religion à la santé. Nous ne sommes pas réunis non plus pour imposer une vision ou une approche à nos communautés. Nous sommes réunis pour écouter, comprendre, dialoguer et rechercher ensemble les mécanismes qui permettent d’accompagner nos familles dans le respect de leurs convictions religieuses et de leurs dignités », a-t-elle déclaré. Elle a insisté sur le rôle des leaders religieux auprès des populations dans les mosquées, les églises et les communautés.

L’atelier a bénéficié de la présence de partenaires du World Faith Development Dialogue (WFDD). Wilma Mui, assistante de la coordinatrice, a salué l’engagement du GRSDP en faveur du bien-être des citoyens guinéens, y compris dans l’intérieur du pays malgré les difficultés rencontrées pendant la pandémie.

Jean Marc Tiendrebeogo, associé de programme au WFDD, a indiqué que son séjour en Guinée vise à s’inspirer de l’expérience du GRSDP pour la transposer au Niger, où l’organisation dispose également d’un bureau.
Ismaël Camara, inspecteur général adjoint et représentant du ministre secrétaire général des Affaires religieuses, a apporté le soutien de son département. Il a rappelé que la mission du secrétariat est de promouvoir la quiétude sociale et le bien-être des Guinéens, notamment dans les foyers, et a transmis les encouragements du ministre Karamo Diawara pour la promotion de la planification familiale dans les communautés musulmanes et chrétiennes.

Au programme figuraient la présentation des activités du GRSDP, des échanges sur la planification familiale et une session dédiée aux mécanismes de sensibilisation. D’autres thématiques, dont les violences conjugales abordées sous l’angle religieux, ont également été traitées. Les participants ont été invités à exprimer leurs préoccupations dans un climat de respect et d’ouverture.
Créé en 2017, le GRSDP est une ONG présente sur l’ensemble du territoire national à travers ses points focaux. L’organisation affirme que la religion peut contribuer à la santé, au développement et à la paix, en tenant compte des dimensions physique, sociale, morale et spirituelle de la personne.
Les échanges ont été décrits comme fructueux. L’atelier s’inscrit dans une démarche visant à renforcer le dialogue entre autorités religieuses, acteurs de la santé, partenaires de développement et communautés, afin que les actions concernant les familles soient mieux comprises et accompagnées.
La Rédaction










