Au Conseil de sécurité des Nations Unies, le Secrétaire général António Guterres a lancé mardi un appel clair et pressant : l’égalité des genres ne peut plus rester un simple engagement de principe.
Elle doit se traduire en actes concrets, notamment dans les processus de paix.
« L’égalité n’est pas un rêve. C’est une décision. À l’ONU, c’est une décision que nous avons prise – et notre Organisation en est sortie renforcée », a-t-il déclaré lors du débat public annuel sur les femmes, la paix et la sécurité.
Devant les membres du Conseil, António Guterres a exhorté les dirigeants mondiaux à garantir la participation pleine, égale et significative des femmes et des filles aux négociations de paix. Il a insisté sur la nécessité d’investir dans les organisations dirigées par des femmes et de défendre sans relâche leurs droits.
Le chef de l’ONU a également plaidé pour une tolérance zéro à l’égard des violences fondées sur le genre, y compris les violences sexuelles liées aux conflits. Il a réclamé des mesures de protection concrètes pour les femmes engagées dans la consolidation de la paix, la défense des droits humains et l’action humanitaire.
« Une paix durable doit refléter le leadership, les aspirations et les contributions de l’ensemble de la population, y compris des femmes et des filles », a-t-il souligné.
Vingt-six ans après l’adoption de la résolution 1325 du Conseil de sécurité, le Secrétaire général a rappelé que les écarts d’application restent inacceptables. Les femmes ne représentaient que 5 % des négociateurs dans les processus de paix recensés l’année dernière, et moins d’un cinquième des accords de paix mentionnaient les femmes, les filles, le genre ou les violences sexuelles.
En plaçant l’égalité au cœur de l’architecture de paix, António Guterres a rappelé que la stabilité et la résilience des sociétés passent par la pleine inclusion des femmes. Le message est clair : le temps des déclarations est révolu. Place aux décisions.
Par la Rédaction












