La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) a fermement condamné le meurtre d’au moins 15 civils maliens, tous conducteurs de camions-citernes, lors d’une attaque attribuée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), branche d’Al-Qaïda au Sahel. Au moins 12 d’entre eux auraient été exécutés sommairement par les assaillants.
L’incident s’est produit le 29 janvier 2026 sur le corridor Dakar-Bamako, dans la zone comprise entre Diboli (frontière sénégalaise) et Kayes, dans l’ouest du Mali. Un convoi transportant du carburant a été visé, occasionnant la destruction de dizaines de camions et la mort des chauffeurs, dont les corps ont été abandonnés le long de la route.
La FIDH qualifie ces actes de violations graves du droit international humanitaire, potentiellement constitutifs de crimes de guerre. Elle exhorte les autorités maliennes à ouvrir sans délai une enquête indépendante pour établir les faits, identifier les responsables et garantir aux victimes et à leurs familles l’accès à la vérité, à la justice et à des réparations.
« Cet énième massacre de conducteurs routiers civils s’inscrit dans une stratégie délibérée de terreur », souligne l’organisation, qui dénonce l’impunité persistante dans ce type d’attaques.
Depuis septembre 2025, le JNIM impose des blocus routiers sur les principaux axes reliant Bamako à Dakar et Abidjan, ciblant systématiquement les convois de carburant et provoquant de graves pénuries dans le pays. Les chauffeurs, désormais considérés comme des « cibles militaires » par le groupe jihadiste selon ses propres propagandes, vivent dans la peur permanente.
La FIDH appelle les autorités maliennes à prendre des mesures urgentes et concrètes pour briser cette spirale d’impunité et protéger les civils exerçant des activités essentielles à l’approvisionnement du pays.
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