Conakry, le 9 mai 2026 – Alors que la tension politique monte à quelques semaines des élections législatives et communales, l’Union Citoyenne pour l’Émergence de la Guinée (UCEG) sort le grand jeu. L’organisation de la société civile vient de publier un Mémorandum de Médiation pour désamorcer la crise et convaincre le FRONDEG de revenir dans le processus électoral.
Dans ce document officiel, l’UCEG, dirigée par Amadou Barry, se positionne en facilitateur neutre et patriote. Elle répond directement à la décision de retrait du FRONDEG et propose une sortie de crise rapide et responsable.
Les principales préoccupations du FRONDEG prises au sérieux
L’UCEG reconnaît explicitement les graves inquiétudes exprimées par le FRONDEG, notamment :
- – Des accusations de violations répétées du Code électoral
- – Des doutes sur l’impartialité de l’administration électorale
- – Des contestations sur le traitement de certaines candidatures
- – Des préoccupations sur la transparence du scrutin
- – Une perte de confiance dans les garanties actuelles du processus
L’organisation insiste : ces griefs « méritent d’être entendus avec responsabilité » afin d’éviter toute radicalisation politique ou institutionnelle.
Une proposition concrète pour apaiser les tensions
L’Uceg propose plusieurs mesures phares :
- – L’ouverture immédiate d’un cadre de dialogue restreint entre le FRONDEG, les autorités électorales et des acteurs crédibles de la société civile
- – La désignation d’une délégation technique du FRONDEG pour les négociations
- – Des garanties minimales claires
- – Un engagement moral du FRONDEG à privilégier le dialogue tout en préservant ses droits
- – La transmission fidèle des préoccupations du parti aux institutions compétentes
Position de principe de l’UCEG : la participation de toutes les forces politiques légalement engagées est essentielle pour la crédibilité, l’inclusion et l’apaisement du scrutin.
Un appel solennel au FRONDEG
Dans sa conclusion, l’Uceg lance un appel patriotique au FRONDEG :
« Le retrait d’un acteur politique majeur peut fragiliser la confiance d’une partie de l’opinion. Son retour, dans un cadre digne et responsable, pourrait au contraire renforcer le processus démocratique et donner un signal fort d’apaisement. »
Amadou Barry, Président de l’UCEG, signe le document en réaffirmant la disponibilité de son organisation à accompagner cette médiation « dans un esprit de neutralité, de responsabilité et de patriotisme ».
Une initiative qui arrive au moment opportun ?
À trois semaines du scrutin, cette médiation pourrait-elle changer la donne et éviter un boycott qui plongerait la Guinée dans une nouvelle crise politique ? Les prochaines heures seront décisives.
La Rédaction











