Dans l’histoire politique de la Guinée depuis son indépendance le 2 octobre 1958, les jugements portés sur les dirigeants ont souvent été passionnés, idéologiques ou intéressés. Rarement, cependant, ils ont été formulés sur la base d’un critère simple, concret et vécu : la transformation visible du pays au quotidien.
C’est précisément sur ce terrain que je décerne, à titre strictement personnel, au Président Mamadi Doumbouya, le titre de “Meilleur Président, pionnier du développement de la Guinée”.
Ce jugement repose sur un point important de la vie du Guinéen : la volonté réelle de construire et de développer le pays, avec des effets immédiats et visibles, financés essentiellement par les revenus propres de la Guinée, et non par la dépendance systématique aux dons extérieurs.
À plus de 58 ans, avec un vécu ancré dans la réalité du terrain, je ne me souviens pas, de toute mon existence, avoir vu la Guinée transformée en chantier national à cette échelle, cherchant à rattraper son retard infrastructurel à tous les niveaux.
Depuis mon plus jeune âge, les mêmes mots revenaient inlassablement dans le discours public : FMI, Banque mondiale, pays donateurs.
Aujourd’hui, pour la première fois, le pays semble engagé dans une dynamique de construction fondée sur ses propres ressources.
Je précise clairement les limites de mon propos : je ne me prononce ni sur les aspects juridiques, ni sociaux, ni sur l’emploi, ni sur la sécurité.
Je ne convoite aucun poste gouvernemental, et mon jugement ne procède d’aucun échange d’intérêts.
Il se fonde uniquement sur les faits observables et sur notre vécu collectif, terre à terre.
Dans les régimes précédents, force est de constater que nombre de cadres se sont davantage consacrés à leurs patrimoines privés qu’à la construction de la nation.
La Guinée est ainsi devenue un pays où, trop souvent, les commis de l’État apparaissaient plus riches que l’État lui-même.
Je persiste et je signe : le Président Mamadi Doumbouya fait, ou entraîne de faire, la construction de la nation, à un rythme et avec une ampleur qu’aucun président, de mon vivant, n’a égalés.
Si cet unique aspect que je mets en avant est contestable, j’invite toute personne à me le démontrer preuves à l’appui.
Une conviction m’habite : si ce qui est réalisé ou en cours depuis quatre ans avait été engagé dès 1958, la Guinée serait aujourd’hui parmi les premières nations du continent africain.
Dans la vie publique, il est sain de critiquer.
Mais il est tout aussi essentiel de reconnaître, encourager et féliciter ce qui est bénéfique pour tous.
Cela n’est ni un crime ni de la démagogie.
Je ne badine pas avec mes jugements.
J’ai adopté une seule attitude dans ma vie : dire la vérité, même face à la guillotine.
Je salue également le soutien remarquable à la culture guinéenne, porté par ce que je considère comme le meilleur ministre de la Culture des 41 dernières années: Moussa Moïse Sylla.
Sur les grands travaux et la culture, les faits sont là, solides comme la pierre.
Le temps permettra aux autres chantiers de suivre.
Enfin, au terme de cette distinction personnelle, je formule un appel respectueux au Président de la Transition : honorer pleinement le discours sur l’unité nationale en procédant à la libération des prisonniers politiques et de la société civile avant la nomination du nouveau gouvernement.
Un tel geste contribuerait à instaurer un climat apaisé et propice à la réussite de la prochaine équipe gouvernementale de la 5eme République.
Je souhaite au Président Mamadi Doumbouya une bonne santé, ainsi que la paix et la stabilité pour toute la nation guinéenne.
Sékou Ahmed Tidiane Soumah
Citoyen sociologue
Président Fondateur des Productions Tidiane World Music.












