Dans une interview accordée au Financial Times, le président américain Donald Trump a lancé un ultimatum clair à ses alliés de l’OTAN, les pressant de participer activement aux efforts pour sécuriser le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour le commerce pétrolier mondial actuellement perturbée par le conflit avec l’Iran.
« Nous vous avons aidés avec l’Ukraine, maintenant vous devez nous aider avec l’Iran », a déclaré Trump, en référence au soutien américain massif apporté à Kiev face à l’invasion russe. Il a ajouté que l’absence de réponse positive des Européens serait lourde de conséquences : « S’il n’y a pas de réponse ou si la réponse est négative, je pense que ce sera très mauvais pour l’avenir de l’OTAN », a-t-il menacé.
Le locataire de la Maison Blanche appelle notamment les pays européens à déployer des navires de guerre, des dragueurs de mines et des équipes militaires pour rouvrir le passage maritime, vital pour les exportations pétrolières et dont le blocage fait flamber les prix de l’énergie à l’échelle mondiale.
Cette sortie intervient alors que les opérations militaires américaines contre l’Iran se poursuivent, avec des frappes répétées sur des cibles iraniennes, et que plusieurs alliés européens ont déjà exprimé leur réticence à s’impliquer directement dans le conflit. Des pays comme l’Italie ont clairement indiqué ne pas souhaiter participer à une intervention militaire en Iran.
Les déclarations de Trump ravivent les tensions récurrentes au sein de l’Alliance atlantique sur le partage du fardeau de la défense, un thème qu’il martèle depuis son premier mandat. Elles soulèvent également la question de l’unité de l’OTAN face à une crise qui, selon certains observateurs, pourrait durablement fragiliser l’organisation si les alliés ne répondent pas à l’appel américain.
La Rédaction








