En quelques semaines seulement, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a procédé à une série spectaculaire de limogeages et de démissions forcées au plus haut niveau de l’armée américaine, alimentant les accusations de « purge » idéologique au sein du Pentagone.
Parmi les départs les plus marquants : le secrétaire à la Marine John Phelan, remplacé par l’officier à la retraite Hung Cao, et le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Randy George, poussé à la retraite immédiate le 2 avril et remplacé par intérim par le général Christopher LaNeve.
D’autres hauts gradés ont également été écartés, dont le général David M. Hodne (Commandement de la transformation et de la formation de l’armée), le général de division William Green Jr. (aumônier en chef), ainsi que plusieurs officiers supérieurs comme l’amiral Alvin Holsey, le général Jeffrey Kruse (armée de l’Air) ou encore la vice-amirale Shoshana Chatfield. Ces mouvements s’inscrivent dans une vague qui a déjà touché une quinzaine de responsables depuis le début de l’année 2025, redessinant profondément l’état-major interarmées.
Ces changements interviennent alors que les États-Unis sont engagés dans un conflit ouvert contre l’Iran, avec des opérations militaires en cours au Moyen-Orient. Plusieurs sources décrivent un climat de peur au Pentagone, où la loyauté à la ligne de l’administration Trump primerait sur l’expérience opérationnelle. Des critiques pointent une purge ciblant notamment les soutiens des programmes de diversité, équité et inclusion (DEI), perçus comme trop « woke » par la nouvelle direction.
Pete Hegseth justifie ces décisions par la nécessité d’une « nouvelle direction » et d’une rationalisation du commandement. Pourtant, des responsables anonymes et des médias américains parlent d’une « guerre » interne au sein du Pentagone, menée en pleine guerre extérieure.
Ces remaniements massifs soulèvent des questions sur la cohésion et la préparation de l’armée américaine au moment où elle fait face à l’un de ses plus grands défis au Moyen-Orient depuis des décennies.
L’administration n’a pas fourni d’explications détaillées sur les motifs individuels de ces départs.
La Rédaction










