À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les discours de haine, célébrée chaque 18 juin, les Nations Unies appellent à une mobilisation mondiale contre un phénomène qui gangrène les sociétés, alimente les divisions et menace la paix.
Des réseaux sociaux aux lieux de travail, en passant par les espaces publics et les débats politiques, les discours de haine gagnent du terrain à travers le monde. Si leurs formes évoluent avec les technologies et les modes de communication, leurs conséquences demeurent les mêmes : exclusion, discrimination, violence et atteintes aux droits humains.
Le pouvoir des partenariats contre les discours de haine
La lutte contre les discours de haine reste une priorité essentielle pour les Nations Unies, mise en œuvre à travers sa Stratégie et son Plan d’action, renforcés par la résolution A/RES/79/316 (juin 2025). Celle-ci encourage les États Membres à développer des initiatives concrètes dans tous les secteurs pour promouvoir le dialogue interreligieux et interculturel, la tolérance et la coopération. La Stratégie souligne l’importance des partenariats et d’une approche impliquant toute la société, ainsi que la nécessité de sensibiliser le public aux droits humains, à la non-discrimination, au respect de la diversité et à la compréhension des autres cultures et religions.
Cette Journée internationale de lutte contre les discours de haine vise à sensibiliser les citoyens, les gouvernements, les médias et les plateformes numériques aux dangers de cette forme de violence verbale qui cible des individus ou des groupes en raison de leur origine, leur religion, leur nationalité, leur genre ou toute autre caractéristique identitaire.
Selon l’ONU, la propagation rapide des contenus haineux sur Internet constitue aujourd’hui l’un des principaux défis de notre époque. Les réseaux sociaux et les outils numériques permettent en effet une diffusion instantanée de messages pouvant renforcer les préjugés, attiser les tensions communautaires et fragiliser le vivre-ensemble.
Face à cette réalité, l’organisation internationale encourage les États à adopter des politiques de prévention efficaces, tout en préservant la liberté d’expression. Elle insiste également sur le rôle essentiel de l’éducation, des médias, des leaders communautaires et de la société civile dans la promotion du dialogue, du respect mutuel et de la tolérance.
Pour les Nations Unies, lutter contre les discours de haine ne consiste pas uniquement à condamner les propos discriminatoires. Il s’agit aussi de promouvoir activement une culture de paix, d’inclusion et de respect de la diversité.
« Les mots ont un pouvoir. Ils peuvent construire des ponts ou ériger des murs », rappelle l’ONU, qui invite chacun à agir à son niveau pour combattre les stéréotypes, dénoncer les discours discriminatoires et promouvoir des échanges fondés sur le respect de la dignité humaine.
À l’heure où les crises politiques, économiques et sécuritaires favorisent parfois la montée des tensions identitaires, l’appel des Nations Unies résonne avec une particulière urgence : dire non à la haine pour préserver la cohésion sociale et construire des sociétés plus justes et plus inclusives.
Le mot d’ordre est clair : en ligne, dans la rue, à l’école ou au travail, chacun a un rôle à jouer pour dire #NonÀLaHaine.
La Rédaction










