Ottawa — Au 25 juillet 2026, 175 personnes ayant obtenu une autorisation de séjour temporaire liée à la Coupe du monde FIFA 2026 ont déposé une demande d’asile au Canada. Ces chiffres, communiqués par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et rapportés notamment par The Globe and Mail, concernent les 26 111 visiteurs qui avaient explicitement mentionné « FIFA World Cup 26 » dans leur demande de visa ou d’autorisation de voyage.
Cela représente 0,67 % des autorisations délivrées pour les 13 matchs organisés à Toronto et Vancouver.
Les pays les plus représentés
Parmi les nations dont l’équipe a joué au Canada :
– Ghana : environ 25 demandes (match contre le Panama à Toronto, 17 juin)
– Égypte : environ 15 demandes (match contre la Nouvelle-Zélande à Vancouver, 21 juin)
– Colombie : environ 15 demandes (match contre la Suisse à Vancouver, 7 juillet)
– Sénégal : environ 10 demandes (match contre l’Irak à Toronto, 26 juin)
– Équateur : environ 5 demandes
Des ressortissants de pays non participants au tournoi figurent également dans les statistiques :
– Kenya : environ 15
– Chine, Nigeria et Bangladesh : environ 10 chacun
– Burundi, Pakistan et Népal : environ 5 chacun
Cinq demandes supplémentaires émanent de personnes entrées au Canada avec une autorisation de voyage électronique (eTA).
L’IRCC précise que les chiffres supérieurs à cinq ont été arrondis au multiple de cinq le plus proche. Le ministère n’a pas indiqué si les demandeurs étaient des supporters, des joueurs, des membres du staff technique ou d’autres personnes accréditées.
Un phénomène qui pourrait encore croître
Les autorités canadiennes soulignent que le nombre de demandes pourrait augmenter dans les semaines à venir. Certains visiteurs pourraient rester au-delà de la durée de validité de leur visa avant de déposer une demande de protection.
Avant le tournoi, IRCC avait déjà mis en garde les détenteurs de billets : des visas pouvaient être refusés ou des personnes refoulées à la frontière en cas de doute sur leur intention de quitter le pays après la compétition.
Contexte
Ce n’est pas la première fois qu’un grand événement sportif international s’accompagne de demandes d’asile. Après la Coupe du monde 2014 au Brésil, plusieurs centaines de Ghanéens avaient déjà tenté de rester dans le pays hôte.
Les 175 dossiers ouverts seront examinés selon les procédures habituelles de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada. Chaque demandeur devra démontrer qu’il risque la persécution, la torture ou un traitement cruel dans son pays d’origine.
Les données d’IRCC restent opérationnelles et susceptibles d’évoluer.
La Rédaction











