
La présidente de la Cour pénale internationale (CPI), la juge Tomoko Akane, a félicité vendredi Navanethem « Navi » Pillay pour l’attribution du prix Nobel de la paix 2026. Dans une déclaration solennelle, elle a souligné l’importance de cette distinction à un moment où l’ordre juridique international est mis à rude épreuve.
« Je félicite Navanethem “Navi” Pillay pour l’attribution du prix Nobel de la paix 2026. Navi Pillay a exercé les fonctions de juge à la Cour pénale internationale de 2003 à août 2008, ainsi que celles de présidente et de juge au Tribunal pénal international pour le Rwanda. Il s’agit d’une reconnaissance importante du rôle vital que joue la justice internationale en tant que pierre angulaire d’une paix durable. À une époque où l’ordre juridique international et l’État de droit sont confrontés à des défis considérables, cette reconnaissance revêt une importance particulière », a déclaré Tomoko Akane.
Le Comité Nobel norvégien a décerné le prix à la juriste sud-africaine de 85 ans « pour ses efforts en faveur de la paix et du droit international ». Il a notamment salué son rôle déterminant dans la poursuite des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des génocides. Navi Pillay, qui a défendu des militants anti-apartheid dans sa jeunesse, a notamment présidé le Tribunal pénal international pour le Rwanda et siégé à la CPI avant de devenir Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. Elle siège aujourd’hui à la Cour internationale de justice.
La déclaration de la présidente de la CPI intervient dans un contexte de tensions accrues autour des institutions de justice internationale. En saluant le parcours de Navi Pillay, Tomoko Akane rappelle que la justice pénale internationale reste un pilier indispensable pour construire une paix durable, même – et surtout – lorsque les institutions qui la portent sont elles-mêmes contestées.
Cette reconnaissance vient ainsi renforcer le message selon lequel le droit international et l’indépendance des juges constituent des garde-fous essentiels face aux crises contemporaines.
Par la Rédaction










