Depuis la fenêtre du palais apostolique place Saint-Pierre, le pape Léon XIV a lancé dimanche un nouvel appel vibrant à la cessation des hostilités au Moyen-Orient, alors que le conflit impliquant Israël, les États-Unis et l’Iran entre dans sa troisième semaine.
Au terme de la prière de l’Angélus, le souverain pontife, visiblement ému, a déclaré :
« Chers frères et sœurs, la violence n’a pas de but, elle ne mène qu’à la destruction et à la souffrance. Elle ne résout rien et ne fait qu’engendrer davantage de haine et de divisions. »
Le pontife américain, élu en mai 2025 et premier pape né aux États-Unis, a insisté sur l’urgence d’un retour au dialogue :
« Nous élevons notre prière pour que le fracas des bombes cesse enfin, que les armes se taisent et qu’un véritable espace de négociation s’ouvre, où les voix des peuples puissent être entendues sans la menace de la force. »
Ces propos interviennent dans un contexte d’escalade dramatique : bombardements intensifs, victimes civiles nombreuses – dont de nombreux enfants – et extension des frappes à plusieurs pays de la région. Le pape a exprimé sa « profonde douleur » face aux innocents touchés et renouvelé son soutien aux efforts humanitaires.
Léon XIV, qui a déjà multiplié les interventions sur ce thème depuis le début de la crise fin février, consacre également son intention de prière mensuelle de mars au « désarmement des cœurs » et à la promotion de la paix dans un monde marqué par les conflits.
Le Vatican continue d’appeler toutes les parties à privilégier la diplomatie et la retenue, tandis que des organisations catholiques comme Caritas se mobilisent pour soutenir les populations affectées.
Le message du pape, retransmis en direct, a été accueilli par un long silence puis des applaudissements nourris sur la place Saint-Pierre, signe de l’attention portée par les fidèles à cette voix insistante pour la paix.
La Rédaction








