Financé par l’UE et l’Allemagne, un atelier de trois jours a outillé les membres de la Coalition Nationale Jeunesse, Paix et Sécurité sur la mise en œuvre de la Résolution 2250 de l’ONU.
Dans un contexte où la jeunesse est de plus en plus considérée comme un acteur clé de la stabilité sociale, un atelier national de renforcement des capacités s’est tenu du 4 au 6 février 2026 au complexe hôtelier Santa Maria de Kindia. Organisé par Expertise France dans le cadre du projet d’Appui à la CEDEAO pour la Paix, la Sécurité et la Gouvernance (EPSG), cofinancé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ), cet événement avait pour but de former les membres de la Coalition Nationale Jeunesse, Paix et Sécurité.
Au cœur des débats : la Résolution 2250 de l’ONU
Pendant trois jours, une quarantaine de jeunes acteurs venus de différentes régions du pays ont été formés sur le contenu et les enjeux de la Résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette résolution historique reconnaît le rôle positif que les jeunes peuvent jouer dans la prévention et la résolution des conflits, ainsi que dans la construction de la paix.
« L’objectif était double : renforcer la compréhension de ce texte fondamental et doter les participants d’outils concrets pour agir sur le terrain », explique un formateur présent lors des travaux.
Des compétences pratiques pour la paix
Au-delà de la théorie, l’atelier a mis l’accent sur le développement de compétences pratiques :
– Techniques de médiation et de résolution pacifique des conflits
– Sécurité et protection des jeunes dans les zones à risque
– Méthodologie d’élaboration d’un plan d’action national Jeunesse, Paix et Sécurité.
Les participants ont travaillé en ateliers interactifs, échangeant sur les défis locaux et identifiant des actions prioritaires à intégrer dans une feuille de route nationale.
Vers un Plan d’action national Jeunesse, Paix et Sécurité
L’un des résultats tangibles de cette rencontre est la structuration des bases d’un futur Plan d’action national (PAN) dédié à la jeunesse, à la paix et à la sécurité. Ce document, une fois finalisé, devra traduire les engagements internationaux de la Guinée en mesures concrètes, adaptées aux réalités des jeunes Guinéens.
Une feuille de route pour l’avenir
Les recommandations issues des groupes de travail porteront notamment sur :
– La participation accrue des jeunes aux instances de dialogue et de décision
– La protection des jeunes dans les contextes de tension ou de violence
– Le renforcement des mécanismes locaux de médiation pilotés par la jeunesse
Ces propositions seront consolidées par la Coalition et présentées aux autorités et partenaires techniques pour validation et financement.
Témoignage institutionnel
M. Amadou Barry, président de l’Union Citoyenne pour l’Émergence de la Guinée (UCEG), se félicite de cette initiative :
« Ce renforcement de capacités arrive à point nommé. Il outille une génération déterminée à être un rempart contre l’extrémisme et un promoteur actif de la cohésion sociale. La jeunesse guinéenne est prête à jouer son rôle dans l’édification d’une paix durable. »
Cet atelier s’inscrit dans une dynamique plus large de reconnaissance du rôle stratégique de la jeunesse dans la construction de la paix en Guinée et en Afrique de l’Ouest. Grâce au soutien de l’UE et de l’Allemagne, la Coalition Nationale Jeunesse, Paix et Sécurité dispose désormais de repères solides pour porter un plaidoyer éclairé et agir de manière structurée.
La Rédaction – E-mail : [email protected]












