Selon un nouveau rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le nombre de migrants internationaux a atteint environ 304 millions en 2024, soit 3,7 % de la population mondiale. Une proportion qui continue de progresser régulièrement au fil des décennies.
Ces déplacements humains ne sont pas seulement des chiffres : ils constituent un puissant moteur économique. Les migrants soutiennent les marchés du travail dans les pays d’accueil, stimulent l’innovation et envoient des fonds vitaux (les fameuses « remises ») vers leurs pays d’origine, souvent bien plus efficaces que l’aide publique au développement.
Mais ce modèle est en danger.
Les restrictions croissantes des voies de migration régulière n’empêchent pas les mouvements humains : elles les rendent simplement plus dangereux pour les migrants et plus coûteux pour les États. Clandestinité, passeurs, drames humains et pression accrue sur les systèmes d’asile… les conséquences sont déjà visibles.
L’OIM met en garde : plutôt que de fermer les portes, il est urgent de mieux organiser et sécuriser ces flux migratoires, afin de préserver leurs bénéfices tout en maîtrisant les défis qu’ils posent.
La Rédaction











