Ce jeudi 24 septembre 2026, le lancement officiel de la collecte de données du Recensement général des entreprises (RGE-1) a eu lieu au grand marché de Madina, dans la commune de Matam, considéré comme le poumon économique de la Guinée. Les 972 agents de collecte mobilisés ont répondu présents pour entamer les premières opérations.

L’initiative, organisée sous l’égide de l’Institut national de la statistique (INS) en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée (antenne communale de Matam), marque le début d’une opération inédite dans le pays. Pour la première fois, la Guinée entreprend un recensement exhaustif de ses opérateurs économiques, formels et informels, disposant d’une adresse fixe.
Mamadou Saïdou Baldé, vice-président chargé de l’Industrie de l’antenne communale de Matam de la Chambre de commerce, a souligné l’importance de cette démarche. « L’objectif est de mobiliser les acteurs économiques de Matam, qui seront constitués en superviseurs et en guides dans les différentes zones que nous avons découpées pour la commune. Ils accompagneront les agents de l’Institut national de la statistique », a-t-il expliqué. Il a lancé un appel clair aux commerçants, chefs d’entreprise et industriels : « Acceptez d’être recensés. […] Qu’ils soient formels ou informels, dès lors qu’ils ont un point de localisation identifiable, ils sont concernés. »
Selon lui, 188 équipes seront déployées dans la commune de Matam pendant une durée prévue de deux mois, avant d’étendre l’opération aux autres communes et régions du pays. Le recensement vise à établir le Répertoire national des entreprises de Guinée, un outil destiné à identifier les besoins en infrastructures, en accompagnement financier et en partenariats, et à rendre l’économie guinéenne plus visible à l’échelle internationale.
De son côté, Mamadou Camara, directeur général adjoint de l’INS, a rappelé le contexte de cette opération. Après le recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-4), l’Institut s’attaque désormais aux opérateurs économiques. « Si nous ne connaissons pas le nombre d’opérateurs économiques qui interviennent dans notre économie, nous ne pouvons ni les organiser ni les accompagner », a-t-il déclaré. Il a insisté sur le caractère de développement de cette collecte : « Le développement passe par l’organisation, l’organisation passe par la planification, et la planification exige des données. […] Ce recensement est fait pour vous, pour votre développement, pour la visibilité de votre activité, pour l’avenir de notre économie. »
Les autorités appellent les opérateurs économiques à répondre de manière transparente aux questionnaires, élaborés avec la participation de la Chambre de commerce, afin de garantir la fiabilité des données et de permettre des décisions publiques éclairées en faveur du secteur entrepreneurial.
La Rédaction










