La députée LFI Mathilde Panot appelle à juger Donald Trump devant une cour pénale internationale, après qu’une analyse du New York Times a lié une frappe américaine à la destruction d’une école de filles à Minab, faisant au moins 175 morts, majoritairement des enfants.
Dans un message virulent publié sur X (ex-Twitter), la députée La France Insoumise Mathilde Panot a qualifié Donald Trump de « criminel de guerre » suite à la frappe aérienne qui a tué au moins 175 personnes, dont de très nombreuses écolières, lors d’un bombardement sur une école primaire de filles à Minab, dans le sud de l’Iran.
Selon une enquête visuelle et une analyse du New York Times (publiée début mars 2026), la frappe du 28 février – survenue le premier jour de la campagne militaire conjointe États-Unis-Israël contre l’Iran – a touché l’école Shajarah Tayyebeh, adjacente à une base navale des Gardiens de la Révolution. Des images satellites, vidéos vérifiées et posts sur les réseaux sociaux indiquent qu’il s’agit d’une frappe de précision menée en même temps que des attaques américaines sur cette base militaire proche.
Les autorités sanitaires iraniennes et les médias d’État ont rapporté un bilan d’au moins 175 morts, la plupart des enfants scolarisés au moment de l’impact. Il s’agit de l’un des épisodes les plus meurtriers pour les civils depuis le début du conflit.
« Responsable de la mort de 175 écolières lors d’un bombardement en Iran, Donald Trump est un criminel de guerre selon l’enquête du New York Times », a écrit Mathilde Panot. Elle ajoute : « Sa place n’est plus à la Maison Blanche, mais devant une cour pénale internationale. Comme Netanyahou, il devra répondre de ses crimes. »
La Maison Blanche, par la voix de la porte-parole Karoline Leavitt, a déclaré que les États-Unis « n’avaient pas connaissance » d’une telle frappe ciblant des civils et que le Département de la Guerre (Department of War) menait toujours une enquête. Aucune responsabilité officielle n’a été assumée ni par Washington ni par Tel-Aviv, qui mènent conjointement la campagne.
Mathilde Panot rejoint ainsi les voix internationales – dont des ONG et des experts en droit humanitaire – qui dénoncent une possible violation du droit international, les attaques sur des établissements scolaires étant interdites en temps de guerre.
Ce drame intervient dans un contexte de guerre ouverte entre les États-Unis, Israël et l’Iran, déclenchée fin février 2026 après des menaces répétées de Donald Trump sur le programme nucléaire iranien. Le bilan civil global reste incertain en raison des blackouts internet en Iran et des difficultés d’accès pour les journalistes indépendants.
L’appel de la députée française à une justice internationale reflète la polarisation croissante autour de cette guerre, où les accusations de crimes de guerre fusent de part et d’autre.
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