Caracas, 26 juin 2026 – L’ampleur de la catastrophe continue de s’aggraver au Venezuela. Alors que les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent dans les décombres, les organisations humanitaires alertent sur une crise majeure touchant potentiellement jusqu’à 6,8 millions de personnes.
Les habitants restent profondément traumatisés. Selon la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), beaucoup refusent catégoriquement de retourner dans leurs logements ou tout autre bâtiment, de peur de nouveaux effondrements. « Les gens ont tout laissé derrière eux. Plus rien ne fonctionne normalement dans ces zones », a déclaré Loyce Pace, directrice régionale de la FICR pour les Amériques.
Des besoins vitaux urgents
Les secours s’organisent dans des conditions difficiles. Les équipes médicales sont débordées : fractures, brûlures, traumatismes multiples… Le Dr Ciro Ugarte de l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS/OMS) insiste : « Les premières heures sont déterminantes pour sauver des vies. »
Outre les soins d’urgence, les sinistrés ont un besoin immédiat d’abris temporaires, d’eau potable, d’installations sanitaires et de biens de première nécessité. L’accès aux zones touchées reste très compliqué, compliquant l’évaluation précise des dégâts.
Une réponse internationale qui s’accélère
Face à l’urgence, l’ONU a réagi rapidement :
– 15 millions de dollars ont été débloqués via le Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (CERF).
– 30 équipes internationales de recherche et sauvetage (plus de 1 600 personnes et 100 chiens) sont en cours de déploiement.
– Le Programme alimentaire mondial (PAM) dispose de stocks suffisants pour nourrir plus de 10 000 familles pendant deux mois.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est entretenu avec la présidente par intérim Delcy Rodríguez pour lui assurer le plein soutien du système des Nations Unies.
Un pays déjà fragilisé
Ce drame frappe un Venezuela déjà fragilisé par une longue crise économique et politique, qui a poussé des millions de citoyens à l’exil. Les agences humanitaires soulignent la nécessité d’un soutien à long terme pour permettre aux familles de reconstruire leurs logements et leurs moyens de subsistance.
Pour l’heure, la priorité absolue reste claire : extraire les survivants des décombres et apporter une aide vitale à une population terrifiée et démunie.
La Rédaction











