Ouagadougou, 26 juin 2026 – Le gouvernement burkinabè a adopté, lors du Conseil des ministres du jeudi 25 juin 2026, un décret imposant une autorisation préalable du ministère en charge de l’Enseignement supérieur à tout étudiant burkinabè souhaitant poursuivre des études à l’étranger. Cette mesure s’applique aussi bien aux étudiants boursiers de l’État qu’à ceux financés sur fonds propres.
Selon les autorités, cette nouvelle réglementation vise à renforcer le suivi des formations suivies à l’international et à les aligner davantage sur les priorités nationales de développement. Elle entend également limiter les « cas sociaux » liés au non-retour ou à l’insertion professionnelle difficile des diplômés, tout en favorisant un meilleur accompagnement des étudiants lors de leur retour au pays.
Une mesure qui concerne l’ensemble des étudiants
Le ministre Adjima Thiombiano a précisé que l’obligation d’autorisation préalable s’applique de manière indistincte à tous les candidats au départ, indépendamment de leur mode de financement. Jusqu’à présent, les étudiants autofinancés pouvaient librement s’inscrire dans des universités étrangères sans passer par une validation administrative burkinabè.
Le texte adopté prévoit que les étudiants devront désormais soumettre une demande d’autorisation auprès des services compétents du ministère avant tout départ. Les modalités pratiques de dépôt des dossiers et les critères d’octroi de cette autorisation devraient être détaillés dans les prochains jours par les autorités.
Contexte et objectifs affichés
Cette décision intervient dans un contexte où le Burkina Faso cherche à optimiser sa politique de formation supérieure et à mieux maîtriser les flux de ses ressources humaines qualifiées. Les autorités soulignent la nécessité d’éviter une dispersion des profils de formation qui ne correspondraient pas aux besoins du marché de l’emploi national.
L’Agence d’Information du Burkina (AIB) et plusieurs médias nationaux ont relayé l’information officielle issue du Conseil des ministres.
Les réactions des organisations estudiantines et de la société civile n’ont pas encore été largement publiées, mais cette mesure pourrait susciter des débats sur la liberté académique et la mobilité internationale des jeunes Burkinabè.
L’article sera mis à jour en fonction des précisions supplémentaires qui pourraient être apportées par le gouvernement sur les procédures d’application de ce décret.
La Rédaction










